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 Le sport chez l'enfant

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Catite

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MessageSujet: Le sport chez l'enfant   Dim 30 Nov 2008, 17:00

c'est un devoir que j'ai réalisé dans le cadre de ma licence

L’éducation sportive chez l’enfant


Comment appréhender l'éducation sportive chez l'enfant ?


Les bienfaits du sport chez l'enfant:

La pratique d’un sport est bénéfique pour le développement et la croissance de l’enfant, elle renforce le squelette, améliore la condition physique en fortifiant le cœur et les poumons, mais aussi aide l’enfant à bien mouvoir son corps et prévient les risques de surpoids.

Le sport est également un merveilleux outil de socialisation, porteurs de valeurs éducatives (discipline, patience, concentration...). Pratiquer le sport en club est aussi un excellent moyen de se faire des amis. Enfin, une activité sportive peut contribuer à influencer favorablement le caractère de l’enfant ; les timides pourront gagner en confiance et apprendre à s’extérioriser dans un sport collectif, alors que les enfants nerveux apprendront la concentration et la maîtrise de soi dans des sports plus précis. Bouger, voir ses capacités s’améliorer, se mesurer aux autres, partager des activités sportives qui procurent des émotions, des tensions et des réussites, autant de raisons pour que les jeunes se passionnent pour le sport. Mais qu’il soit de loisir ou de compétition, le sport doit toujours être un plaisir pratiqué en toute liberté, car le sport est avant tout espace ludique ; on peut encourager un enfant à faire du sport, mais pas le contraindre.

Chez les enfants, l’entraînement doit être adapté aux possibilités physiques de l’enfant.
Avec un emploi du temps déjà chargé, le sport doit trouver sa juste place, tout est question d’équilibre, l’activité sportive ne doit pas perturber l’équilibre générale de l’enfant
La pratique du sport doit se faire en toute sécurité, entouré de personnes compétentes.

L'activité physique/sportive est bénéfique sur le plan physique :
Elle assure un développement harmonieux des muscles, permet une bonne statique vertébrale ou de l'améliorer si besoin est. Elle contribue également à lutter contre la sédentarité qui, dans nos sociétés modernes, touche de plus en plus les enfants, que ce soit devant la télévision, l'ordinateur ou la console de jeux. Enfin, la pratique d'un sport permet à l'enfant d'acquérir très tôt une certaine hygiène de vie.

L'activité physique/sportive est bénéfique sur le plan psychologique :
Chez le jeune enfant, elle concourt à l'acquisition de l'autonomie et à l'affirmation du schéma corporel. Elle améliore la coordination temporo-spatiale. Le sport contribue également à l'épanouissement de l'enfant, lui permet d'évacuer les tensions quotidiennes et de mieux se concentrer à l'école.
Chez un enfant timide, l'activité physique peut l'aider à davantage s'extérioriser et, à l'inverse, chez un enfant énervé ou stressé de se calmer et de se détendre. De même, un enfant agressif qui pratique un sport va apprendre à mieux se maîtriser.

Faire du sport à tout âge :
Le sport est devenu aujourd'hui un fait social partiqué par beaucoup. Dès très jeunes enfants, jusqu'aux seniors en passant par les adultes, chacun s’y adonne avec bonheur.
Qu’il s’agisse des sports d’éveil pour les 4 mois à 3 ans, parmi lesquels l’activité aquatique et la gymnastique sont à l’honneur, ou de l’initiation aux sports pour les 4 ans à 6-8 ans qui privilégient les activités ludiques développant la tête et les muscles, le goût du sport tient toujours à la qualité de la sensibilisation aux disciplines sportives.
Pour les juniors entre 7 et 12 ans, le choix se complique. Sports individuels ou sports collectifs, l’activité physique apprend la maîtrise de soi aux turbulents, la confiance aux plus timides, l’autonomie aux renfermés, l’esprit de décision aux craintifs et, surtout, l’esprit d’équipe et d’entraide à chacun.

L’âge idéal pour débuter le sport :
Le développement moteur et neurologique de l’enfant suit un processus bien précis dont il faut tenir compte pour la pratique d’un sport.
Dès 3-4 mois, on peut inscrire l’enfant aux « bébés nageurs ». De 2 à 7 ans, on passera au baby-sport, puis au mini-sport. Le but du baby-sport (baby-gym, baby-basket, baby-judo, ski au jardin des neiges) est de stimuler les capacités motrices en respectant les étapes de son développement. De 6 à 8 ans, le schéma corporel est en place, l’enfant peut alors s’orienter vers un sport de son choix. Vers 8 ans, on passe de l’initiation sportive au perfectionnement et à la compétition.
A titre indicatif, l'enfant pourra commencer le patinage dès 3 ans, la natation et le ski vers 3-4 ans, la danse, le judo et la voile dès 4 ans, le basket, le handball dès 5 ans, l'équitation à 5-6 ans, le football, le tennis, l'escrime dès 6 ans... pour ne citer que les sports les plus connus.

Il est donc possible de commencer très tôt une activité : les bébés nageurs en sont un brillant exemple. On voit même de jeunes cavaliers âgés… d’un an et se tenant très bien en selle ! Dans ces cas, il ne s’agit pas tant de pratiquer une véritable activité physique, car la motricité et les capacités de coordination et de synchronisation de l'enfant ne sont pas encore achevées (par exemple, en dessous de 5 ans, un enfant est rarement à même de pratiquer une nage sans bouée), que de se familiariser avec une activité, de développer une aisance dans un milieu (aquatique par exemple), d’apprendre à maîtriser son corps (avec la danse par exemple) ou d’apprendre le contact aux autres, en s’occupant d’un poney ou enfin en partageant un terrain de mini-tennis… Autant d’apprentissages qui, s’ils sont dispensés et reçus avec plaisir, favorisent grandement confiance en soi et communication avec les autres.

A partir de 6 ou 7 ans, les capacités physiques de l’enfant lui permettent de véritablement pratiquer. Entre 7 et 13 ans les capacités d’apprentissage du jeune sont excellentes : sa mémoire fonctionne très bien, souplesse, adresse, sens de l’équilibre ne demandent qu’à progresser. Les capacités d’endurance (aérobie) ne sont pas moins élevées que chez les adultes.
En revanche, si des observations faites auprès des enfants ont démontré que les jeunes entre 7 et 11 ans ont de grandes capacités en coordinations motrices, vers 9 ou 10 ans, l’enfant manifeste un intérêt grandissant pour les résultats de ses activités physiques. Il découvre combien le sport le valorise. C’est aussi une période où il canalise ses émotions telles que la domination, l'opposition, l'agressivité... Mais que ce n’est qu’à partir de l’âge de 11 ans qu’il se montre capable de projeter dans l’avenir des objectifs à atteindre. Il faut attendre la période de l’adolescence pour que le processus de maturation s’accélère durablement. L’équilibre psychique s’instaure, la personnalité se façonne, l’intégration sociale s’établit. Le travail en force devient efficace. C’est, dans certaines catégories de sport, l’âge de la performance maximale.
Les filles se développent plus tôt que les garçons, c’est ce qui explique que certaines atteignent très jeunes le sommet de la hiérarchie mondiale. On le voit avec Martina Hingis, championne à 16 ans, Surya Bonaly, à 15 ans, Nadia Comaneci, à 14 ans, Fu Mingxia, à 13 ans…


4mois - 3ans :

L’activité Bébé-nageur
L’expression corporelle
La gym de bébé

4ans -6/8ans :
le judo
la danse
le football
la gymnastique
le hand-ball
le mini-tennis
la natation
le patin à glace
le poney
le vélo-cross
le yoga

7ans-12ans individuels :
les arts martiaux
l’athlétisme
la danse
l’énergie et la détente
l’équitation
l’escalade
l’escrime
la gymnastique
la natation
le patin à glace

7ans-12ans collectifs :
l’aviron
le basket-ball
le football
le handball
la natation synchronisée
le rugby
le tennis
le tennis de table
le volley-ball
le water-polo

Le choix du sport :
Le choix des activités s’effectue en fonction de la nature et des goûts du jeune. Un enfant timide préférera peut-être le karaté pour apprendre à se défendre, un amoureux de la nature choisira l’équitation, la bicyclette, l’escalade, le ski de fond, la piscine ou le canoë… En revanche, un jeune un peu fluet ou peu costaud peut rêver de devenir coureur de marathon, sport où il faut être léger et vif. Une fille ou un garçon qui éprouve le besoin de se dépenser, de se dépasser aussi, se dirigera vers l’athlétisme. D’autres peuvent préférer les activités qui permettent de se défouler comme le judo, le ski, le surf ou la planche. D’autres encore et ils sont nombreux, préfèrent les sports d’équipe tel que le foot, le basket, le handball ou le volley pour l’ambiance, l’esprit de solidarité et le désir de gagner qui sont des facteurs très motivants pour s’engager dans ces disciplines.

Le lieu du sport :
Le parc le plus proche, la rue, les terrains vagues, l’école, mais aussi les clubs et associations sportives, lieux privilégiés pour bénéficier de soutien suivi et de conseils dispensés par les éducateurs sportifs. Pour obtenir une licence, une photo d’identité, une autorisation parentale et un certificat médical d’aptitude au sport sont nécessaires. Il y a une cotisation annuelle à payer. Les mairies dispensent des informations sur les associations et clubs existants et proposent des séjours sportifs et des stages. Autant de pistes pour découvrir un sport et partir pratiquer une activité sportive qui ne peut se pratiquer là où l’on réside.

La fréquence du sport :
Pour les très jeunes, moins de quatre heures en extra-scolaire. Si le temps réservé au sport est plus important, il doit impérativement se dérouler sous la surveillance des cadres sportifs, avec l’accord des parents et avec un suivi médical afin de prévenir les dangers qu’une activité trop intense ou mal adaptée peut déclencher.

Quelques règles à respecter pour être en forme :
• S’alimenter en privilégiant les sucres lents en période d’effort musculaire, avoir une alimentation saine, équilibrée, boire 1,5 litre d’eau par jour, s’accorder un sommeil régulier et réparateur, être à l’écoute de son corps, ne pas le surmener afin d’éviter les dérapages et accidents, s’entraîner régulièrement, progresser en fonction des capacités et potentiel d’énergie que l’on possède ;
• Attention à l’usage de produits qui sont de vrais ennemis du sport : tabac, alcool et produits dopants ;
• Et pour réduire les risques, être très attentif aux conseils des éducateurs et entraîneurs sportifs ;
• L’efficacité du sport dépend de sa pratique régulière et d’un encadrement de choix.
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Catite

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MessageSujet: Re: Le sport chez l'enfant   Dim 30 Nov 2008, 17:00

LA SUITE

Les contre-indications à la pratique du sport chez l'enfant :
Chez tout enfant qui pratique une activité sportive régulière, une visite médicale annuelle s'impose afin de rechercher des anomalies physiques pouvant être gênantes ou nécessiter une adaptation de l'activité physique. Le médecin pratique un examen clinique complet, comprenant notamment la recherche d'un souffle à l'auscultation du cœur, d'une mauvaise posture de la colonne vertébrale, d'une anomalie des cartilages de croissance à l'examen des membres ou encore d'un problème pulmonaire.
Il est important de rappeler que les enfants atteints d'une maladie chronique peuvent faire du sport car celui-ci contribue alors à améliorer leur condition physique. De plus, et c'est sans doute le plus important, le sport tend à effacer les différences liées à la maladie et à valoriser l'enfant. Bien évidemment, l'activité sportive doit être adaptée à la maladie. Ainsi, un enfant asthmatique peut pratiquer tous les sports, s'il veille à bien s'échauffer et à avoir toujours sur lui les médicaments adéquats. Ceux-ci peuvent d'ailleurs être pris à titre préventif, quelques minutes avant l'effort. Chez l'enfant diabétique, le sport fait partie du traitement, tout comme l'insuline ou le régime diététique. Il faut cependant faire attention au risque d'hypoglycémie, d'où l'importance d'une éducation attentive des jeunes diabétiques.

Les risques d'une pratique sportive :
L'organisme de l'enfant évolue de façon permanente, notamment au niveau de la stature, du poids, des os et des cartilages. Ces modifications, qui rendent l'enfant vulnérable, nécessitent une surveillance de l'enfant s'adonnant à une activité sportive, surtout s'il y consacre plusieurs heures par semaine.
En dehors de l'accident imprévisible, un entraînement trop intense ou mal équilibré entraîne une souffrance de l'organisme. Souvent, le premier signal d'alarme est une douleur persistante. Dans d'autres cas, il peut s'agir d'une fatigue anormale, de problèmes de sommeil, d'un manque d'appétit ou de résultats scolaires en baisse.
A plus long terme, une pratique sportive trop importante ou mal adaptée peut entraîner des lésions des cartilages de croissance, qui peuvent se fissurer ou même se fracturer. Ces lésions risquent alors de compromettre la croissance de la zone atteinte. Avant d'en arriver à ce stade, il est donc très important d'apprendre à l'enfant à reconnaître et à exprimer sa douleur, de facon à pouvoir diminuer la sollicitation de la partie du corps en cause et à adapter le rythme d'entraînement.
La prévention est essentielle en ce domaine, notamment par l'hygiène de vie. Chez l'enfant, celle-ci consiste à respecter des alternances bien adaptées entre les temps de repos, de travail à l'école, de sommeil, de sport et de loisirs. Sans oublier, bien sûr, une alimentation équilibrée.

Le surentraînement chez l'enfant :
Il est défini comme l'effort dont l'intensité, le rythme, la durée sont tels que les possibilités physiologiques (physiques et psychiques) d'adaptation et de réaction de l'organisme sont dépassées et que l'équilibre général de l'enfant est rompu.
Cette notion d'équilibre est capitale: tel enfant peut pratiquer 4 heures de sport extra-scolaire par semaine et être surmené, tel autre peut pratiquer 25 heures par semaine et ne pas être en situation de surentraînement, c'est-à-dire ne présenter aucun signe de déséquilibre.

Les effets du surentraînement sont, au plan médical, essentiellement de 3 ordres :
• statural
• micro traumatique chronique
• cardio-pulmonaire

Croissance staturale :

La pratique intensive de certains sports tels que la gymnastique aux agrès, le patinage artistique, la danse mais aussi le tennis peut retentir momentanément sur la croissance, en montrant une diminution de la vitesse de croissance, un retard statural associés dans tous les cas à un retard de maturation osseuse (de plus de 2 ans sur l'âge réel)et donc d'un retard pubertaire.
Le bilan hormonal, qui doit être systématique devant un retard statural de plus de 2 déviations standards, avec double épreuve de stimulation de la sécrétion de l'hormone de croissance, est normal. L'arrêt du sport entraîne un rattrapage avec augmentation de la vitesse de croissance. Mais, même si le sport est maintenu au même niveau, ces jeunes sportifs atteignent, avec un retard correspondant à leur retard d'âge osseux, la taille qu'ils auraient eu s'ils n'avaient pas fait de sport. Il s'agit, dans ces cas, d'un retard simple mais provoqué de la croissance et de la puberté. Il ne nécessite aucun traitement. Par contre, une évaluation semestrielle de la taille et de l'âge osseux s'impose pour dépister une éventuelle dissociation entre une taille qui stagnerait et l'âge osseux qui s'accélérerait, situation péjorative pour la taille adulte.

Microtraumatismes chroniques :
L'enfant est un mosaïque de cartilages de croissance, la pathologie traumatique l'enfant sportif sera donc une pathologie du cartilage de croissance épiphysaires dans les accidents aigus: décollement épiphysaire (là où l'adulte sera victime d'une entorse) et du cartilage apophysaire, lieu d'insertion du tendon musculaire, dans les sursollicitations chroniques (ostéochondrose de la tubérosité tibiale antérieure ou de l'apophyse calcanéenne postérieure), là où l'adulte aurait eu une tendinite.
Le décollement épiphysaire et la fracture du cartilage de croissance se consolident après 3 semaines d'immobilisation stricte. Le risque est l'épiphysiodèse (soudure prématurée du cartilage), à l'origine de dysharmonei de croissance osseuse.

Les ostéochondroses représentent 80% des microtraumatismes chroniques de l'enfant, conséquences d'efforts excessifs:
• en tractions sur la cartilage apophysaire (noyau d'ossification secondaire ou surnuméraire accessoire, non articulaire, recevant une insertion tendineuse) réalisant une apophysose de croissance. Les ostéochondroses apophysaires sont à l'enfant ce que sont les tendinites à l'adulte.
• ou en compressions exercées sur le cartilage enchondral articulaire (ostéochondroses articulaires)
L'ostéochondrose est une affection bénigne de l'enfant et l'adolescent actif (le garçon plus que la fille, entre 7 et 16 ans) qui pratique le sport de façon intensive. La cause en est la sursollicitation, source de douleurs et d'impotence, surtout du membre inférieur (appels et réceptions de sauts, sprints, shoots, changements brutaux de direction en foot-ball, hand-ball, basket-ball, tennis, patinage, skate-board, roller etc.), moins souvent du membre supérieur (gymnastique sportive, du tennis et des sports de lancer).

Les symptômes apparaissant au cours ou au décours de l'effort et améliorés par le repos. La palpation du noyau d'ossification atteint, est douloureuse, parfois siège d'une tuméfaction. La contraction contrariée et l'étirement forcé du muscle qui s'y insère, retrouve une douleur, bien reconnue par l'enfant comme étant celle qui la gène. Il n'y a pas d'épanchement de l'articulation adjacente. Si les signes cliniques soient suffisamment caractéristiques, le diagnostic radiologique est peu spécifique: aspect morcelé, fragmenté et irrégulier du noyau qui s'hypertrophie, voire véritable décollement apophysaire dans les formes aiguës, images lacunaires ou variantes de la normale telles que noyaux accessoires, fragmentation, irrégularités de densité et de contours). Un bilan radiologique s'imposera, dans tous les cas, pour éliminer une tumeur osseuse, une ostéomyélite ou un rhumatisme inflammatoire, que complétera un bilan biologique, qui reste normal. C'est, en fait, la clinique qui donne à la radiographie son caractère pathologique.

Leur survenue est favorisée par une surcharge pondérale ou une grande taille, une pratique intensive précoce, une répétitivité du geste, un entraînement exclusif en résistance, un défaut d'échauffements, un geste technique mal adapté, mais aussi une raquette trop tendue, trop longue, trop lourde en tête, des chaussures inadaptées, des courses et sauts sur sol dur.
Les plus fréquentes des apophysoses sont l'ostéochondrose tibiale antérieure au point d'insertion du tendon rotulien (la maladie d'Osgood-Schlatter) et l'ostéochondrose calcanéenne postérieure, au point d'attache du tendon d'Achille (maladie de Sever). Mais il peut s'agir aussi de l'épine iliaque antéro-supérieure, de la tubérosité ischiatique, de la pointe de la rotule, des noyaux épicondyliens ou épitrochléens du coude. Il peut s'agir des noyaux d'ossification accessoire: scaphoïde tarsien accessoire, d'un os vésalien à la base du 5ème métatarsien, des sésamoïdes de la tête du 1er métatarsien.

Parmi les localisations des ostéochrondroses articulaires, citons les condyles des genoux, les facettes rotuliennes, l'astragale, le scaphoïde tarsien, la tête du 2ème métatarsien, le condyle huméral
La maladie de Scheuerman ou épiphysose vertébrale de croissance se révèle parfois par des douleurs dorsales ou dorso-lombaires apparaissant au cours ou au décours d'un effort ou en position statique prolongée. Ailleurs, elle se révèle par sa complication, une cyphose rigide.. La radiographie confirme le diagnostic et apprécie l'évolutivité des lésions: simple condensation ou aspect irrégulier ou feuilleté des plateaux vertébraux, encoches (corpuscules de Schmörl) plus ou moins profondes d'hernies intra-spongieuses, cunéiformisation antérieure des corps vertébraux expliquant la cyphose, dont il faudra craindre une aggravation en période de croissance rapide du dos.
Le traitement est simple à formuler, plus difficile à réaliser en pratique: pas de contre-indication formelle à la pratique du sport chez l'enfant. Il repose sur l'exécution du geste sous le seuil de douleur. Le repos sportif est parfois nécessaire, mais il doit être justifié et modulé. Il ne sert à rien d'interdire à un enfant la pratique du sport s'il continue à monter rapidement les escaliers, à jouer au foot-ball en récréation ou à faire du roller avec ses camarades ou à porter une cartable trop lourd. Le traitement passe, donc, par une information des professeurs d'EPS, des entraîneurs, des parents mais surtout des enfants.
L'immobilisation plâtrée n'est justifiée que dans les formes hyperalgiques, pendant 2 à 3 semaines.
La chirurgie ne s'adresse qu'à certaines complications ou séquelles (arrachements avec importants diastasis, exérèse d'un os surnuméraire). L'évolutivité d'une cyphose peut conduire au port d'une orthèse.

Le traitement reposera donc sur :
• la gestion, par l'enfant, de la douleur: savoir la reconnaître en lui apprenant à "s'écouter", savoir et pouvoir l'exprimer, si l'entourage est réceptif, savoir la comprendre, si la cause lui est expliquée de façon logique par des mots simples, savoir la respecter en arrêtant le geste dès l'apparition de la douleur.
• une correction du type d'entraînement, du geste technique, une modification du matériel, une bonne qualité de la préparation à l'effort, une progressivité de l'entraînement, un échauffement satisfaisant.

Cardio-respiratoire :
Le surentraînement se manifeste par une tachycardie basale, une augmentation de la TA, une mauvaise adaptation et récupération à l'effort au test de Ruffier (après 30 flexions en 40 secondes la FC doit être inférieure à 130, le rythme de base doit être récupéré 1 minutes après l'arrêt de l'effort)
L'ECG peut montrer une augmentation de l'amplitude de l'onde P, un raccourcissement de PR, une augmentation d'amplitude de T en V1, V2 ou un T aplati en V5-V6, une déviation axiale gauche, un bloc de branche gauche, des extrasystoles ne disparaissant par à l'effort. En cas de doute ou d'anomalie un test d'effort sur cycloergomètre ou tapis roulant est indiqué.
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gaëlle81

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MessageSujet: Re: Le sport chez l'enfant   Lun 01 Déc 2008, 17:20

merci catite
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michoko

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MessageSujet: Re: Le sport chez l'enfant   Mar 02 Déc 2008, 10:29

merci beaucoup!
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Catite

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MessageSujet: Re: Le sport chez l'enfant   Mar 02 Déc 2008, 12:50

Pas de quoi Very Happy
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Ruth.A

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MessageSujet: Re: Le sport chez l'enfant   Dim 18 Oct 2009, 17:00

Merci de donner toutes ces informations.
Quelqu'un est déjà tombé sur ce sujet au concours d'EJE?
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MessageSujet: Re: Le sport chez l'enfant   

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Le sport chez l'enfant
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